Les objets de santé connectés, pour quoi faire ? | Saint-Christophe ASSURANCES
14 / 09 2016

Les objets de santé connectés, pour quoi faire ?

Vous en entendez régulièrement parler depuis plusieurs années et ce n’est pas près de s’arrêter. Les objets de santé connectés, ce sont ces appareils disposant de capteurs qui envoient des informations sur votre santé à une application mobile ou un site internet.

Loin d’un simple phénomène de mode, ces nouveaux outils de santé 2.0 sont amenés à s’imposer durablement dans notre quotidien. La preuve : si 10% des Français indiquent aujourd’hui disposer d’un bracelet connecté (enquête Toluna/LSA 2016), leur nombre devrait s’accroître en même temps que l’offre du marché. D’ici 2020, 91,6 millions d’objets connectés dédiés à la e-santé existeront selon l’institut d’étude Idate.

Vous restez sceptique ou plus simplement curieux vis-à-vis de leur intérêt ? Saint-Christophe assurances vous aide à faire le point.

Au service des professionnels de la santé

Si la plupart des objets de santé connectés s’adresse à tous, certains relèvent de ce qu’on appelle « un dispositif médical ». Dans ce cas, l’objet obéit au Code de la santé publique. Il doit explicitement servir à diagnostiquer une maladie, la soigner, ou compenser une blessure.

Par exemple, le glucomètre destiné aux diabétiques permet de mesurer leur taux de sucre dans leur sang, de suivre l’évolution de la glycémie et de partager leurs données avec le médecin. Cette démarche évite les complications et assure un meilleur suivi à domicile ou à distance.

Pour reconnaître les dispositifs médicaux rien de plus simple ! Il suffit de chercher le sigle « CE » sur le produit en question. Sa présence atteste de sa conformité aux normes européennes.

L’intérêt d’utiliser un objet connecté certifié « dispositif médical » est double. D’une part, la personne malade gagne en autonomie en observant elle-même l’évolution de sa pathologie ou l’effet d’un traitement en particulier. D’autre part, les données collectées régulièrement vont permettre au médecin d’ajuster le traitement avec plus de précision et d’engager des échanges plus nourris avec le patient.

Prendre soin de soi et rester en forme

Qu’en est-il alors des objets connectés pour le bien-être ? Prenons l’exemple d’une montre d’activité. Le ministère de la Santé ainsi que l’OMS recommandent d’effectuer dix mille pas par jour pour conserver une forme physique optimale. Avec cet outil, il devient facile de mesurer son activité quotidienne et de s’autoévaluer. En d’autres termes, le bracelet connecté devient une sorte de « coach sportif » ludique qui incite à faire une activité physique régulière pour rester en forme.

A ce sujet, le psychologue et expert des mondes numériques Michael Stora indiquait au site Rue89 :
« Des personnes qui ne font jamais de sport vont être séduites par l’aspect “gaming” qu’apportent les applications pour la course à pied, notamment, avec des récompenses virtuelles à la clé, des statistiques sur les calories perdues, etc. »

Mais au-delà de l’activité physique, les objets de santé connectés peuvent aussi nous aider à surveiller de près notre rythme cardiaque, notre sommeil ou notre poids, et jouer là encore un rôle de prévention salvateur. La prévention d’un danger imminent Mieux encore, des solutions sont en cours de développement pour anticiper d’éventuels problèmes graves, tels qu’un infarctus du myocarde. C’est le cas du patch BeVital en cours de développement qui évalue la fréquence cardiaque, la température, le mouvement et la respiration, et vous alerte si votre risque de crise cardiaque s’avère très élevé. De quoi vous laissez le temps de contacter les services de secours si un tel cas se présente.

Attention aux Conditions générales d’utilisation !

Malgré tous ces avantages à utiliser des objets connectés, vous redoutez de voir vos données de santé circuler librement et atterrir entre des mains mal intentionnées ? Consultez les CGU de l’appareil et/ou de l’application que vous utilisez. Vous saurez alors si vos données sont accessibles librement ou si elles risquent d’être vendues à des personnes ou des sociétés tierces. Et si aucune CGU n’est disponible, fuyez ce produit !

De son côté, la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) travaille à ce que les fabricants et les développeurs énoncent clairement l’utilisation faite de vos données.

Demander l’avis de son médecin

Même dans un cadre de loisirs, il reste parfois compliqué d’évaluer seul la fiabilité d’un objet de santé connecté. Nous vous recommandons de présenter à votre médecin les objets que vous utilisez ou comptez adopter. Son regard de professionnel vous éclairera sur leur intérêt réel et l’importance que vous pouvez accorder à leurs résultats.

Même avec les prouesses de la technologie, les conseils de votre médecin demeurent irremplaçables !

Quel avenir pour la e-santé, et les objets connectés ?

Besoin d’une complémentaire santé ? Découvrez nos différentes offres - devis réalisable en ligne et gratuitement.

 

 

 

Remonter