Qui est Mgr. Antoine Hérouard, le nouveau président de la Mutuelle Saint-Christophe ? | Saint-Christophe ASSURANCES
03 / 07 2019

Qui est Mgr. Antoine Hérouard, le nouveau président de la Mutuelle Saint-Christophe ?

Le 19 juin 2019 se tenaient, à Paris, les assemblées générales de l’Association et de la Mutuelle Saint-Christophe assurances.
Au-delà du caractère statutaire de l’événement, c’est une nouvelle page qui se tourne pour la Mutuelle avec la nomination de Monseigneur Antoine Hérouard à la présidence du conseil d’administration.

Plus de 100 invités, délégués, partenaires et collaborateurs de la Mutuelle Saint-Christophe ont ainsi pu accueillir et souhaiter la bienvenue à l’archevêque auxiliaire de Lille qui succède à Monseigneur Thierry Jordan.

 

Découvrez, ci-dessous, l'interview du nouveau président de la Mutuelle Saint-Christophe assurances : 

Mgr. Hérouard, pourquoi avoir accepté cette responsabilité de président du conseil d’administration de la Mutuelle en plus de vos autres responsabilités à Lille et à la CEF ?

Mgr. Hérouard : Cette proposition m’a été faite par la Conférence des Évêques de France (CEF) ainsi que par Mgr. Jordan. J’ai accepté volontiers en me disant que je pourrais rendre un service même s’il était limité.

 
Que pouvez-vous nous dire sur votre parcours et les nombreux engagements que vous avez eus jusqu’à aujourd’hui ?

Mgr. Hérouard : J’ai fait l’école de commerce HEC puis suis ensuite rentré au séminaire. Au départ, j’ai été prêtre du diocèse de Paris où j’ai exercé des ministères très variés d’abord auprès des jeunes : aumônier de lycée, responsable du Rassemblement des Jeunes d’Île-de-France (FRAT), mais aussi vicaire, curé, enseignant au séminaire pour les questions de morale sociale, en charge des jeunes professionnels et de la solidarité au sein du diocèse. En 2005, j’ai rejoint la CEF en tant que Secrétaire Général adjoint puis Secrétaire Général jusqu’en 2013. J’ai ensuite rejoint le séminaire français de Rome en tant que recteur jusqu’en 2017 puis j’ai été nommé évêque auxiliaire de Lille. C’est un parcours atypique et varié qui m’a permis d’exercer des responsabilités très différentes, ce que j’ai beaucoup apprécié.

 
Au diocèse de Lille, quels sont les enjeux majeurs pour l’Église aujourd’hui ?

Mgr. Hérouard : L’enjeu majeur pour l’Église est d’annoncer l’Évangile, de faire que les chrétiens soient forts de leur foi et puissent en témoigner dans la société car la pertinence sociale de la foi chrétienne aujourd’hui ne va pas de soi. Le diocèse de Lille est bien-sûr en phase avec cela mais nous sommes plus particulièrement axés cette année autour du thème des vocations : Dieu appelle tout le monde et chacun doit essayer de découvrir dans sa vie ce à quoi il est appelé et comment y répondre.

 
Pouvez-vous nous dire ce qu’est la COMECE au sein de laquelle vous siégez pour la France ?

Mgr. Hérouard : COMECE signifie Commission des Épiscopats de l’Union Européenne (U.E) (auparavant Communauté Européenne). C’est une commission composée d’un représentant de chaque conférence épiscopale des pays membres de l’U.E et qui se réunit régulièrement à Bruxelles pour suivre l’actualité européenne. Au sein de la COMECE, je suis président de la commission des affaires économiques et sociales. La place de l’Église catholique au sein de l’Union Européenne n’a pas le même positionnement qu’en France avec son système de laïcité. En France, il y a une stricte séparation ce qui n’empêche pas les relations mais celles-ci ne sont pas institutionnelles. Dans le traité de Lisbonne (l’actuel traité européen), il est indiqué que l’Union Européenne poursuit un dialogue « ouvert, transparent et régulier » avec les Églises. Dans ce cadre, l’Église catholique participe à des rencontres régulières avec les différentes institutions de l’UE. Nous avons notre mot à dire sur les projets européens et les suivons de près. La COMECE est un lieu d’échanges et de sensibilisation sur les enjeux européens et nous avons une vraie présence au sein de l’U.E. À l’approche des élections européennes qui ont eu lieu en mai dernier, nous avons pu par exemple échanger sur les priorités et sur le rôle des chrétiens dans l’Europe et la construction européenne.

 
Quelle est l’image de la Mutuelle Saint-Christophe au sein de la CEF et vous-mêmes, quelle perception en aviez/ en avez-vous ?

Quand j’ai travaillé à la CEF, j’avais déjà des relations avec la Mutuelle Saint-Christophe assurances ; elle a des liens historiques et effectifs avec l’Église car son activité est tournée largement vers ses structures. La mutuelle est un vrai service rendu à l’Église dans le domaine de l’assurance et elle a des compétences et un sérieux de gestion qui permettent aux diocèses et aux structures d’enseignement catholique de pouvoir s’appuyer sur son expertise.

 

NDLR : Depuis cette interview, le pape François a nommé Mgr Antoine Hérouard délégué apostolique pour le sanctuaire de Lourdes.

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